Votre Google Gemini peut-il être contrôlé par un hacker via WhatsApp ? C’est la terrible réalité d’une faille critique découverte en moins de 6 heures. Votre assistant IA, sous influence, pourrait agir à l’insu de tous.
Quand la notification se transforme en cheval de Troie
Imaginez recevoir un message anodin sur WhatsApp ou Slack, une simple notification qui apparaît sur votre écran Android. Derrière cette façade innocente se cacherait un piège sournois : une « injection de prompt ». Des chercheurs en sécurité ont démontré comment ces messages peuvent contenir des instructions cachées, conçues pour être lues et exécutées par Google Gemini, même si l’utilisateur ne les a jamais validées. L’IA, conçue pour vous servir, pourrait alors être forcée d’effectuer des tâches à l’insu de son propriétaire, transformant votre assistant personnel en marionnette pour des cybercriminels.
L’IA, un agent double malgré elle ?
Cette technique n’est pas nouvelle, mais son application via les notifications Android ouvre une nouvelle brèche inquiétante. Elle met en lumière une faiblesse fondamentale : l’obéissance aveugle de l’IA aux instructions. Si Gemini peut être trompé par un simple texte dissimulé, que dire de sa capacité à distinguer le bon grain de l’ivraie numérique ? Cela pousse à s’interroger sur la confiance que nous plaçons dans ces intelligences artificielles, capables d’accéder à nos données et d’interagir avec notre environnement numérique. Sommes-nous prêts à leur donner autant de pouvoir, alors qu’elles peuvent être si facilement détournées ?
Source : TechRadar
Photo : Jonas Leupe / Unsplash


